L’expérience interdite aborde un sujet généralement tabou dans nos contrées occidentales. Il parle de la vie, de la mort, et des expériences de vie après la mort, avant de revenir à la vie. Vous vous sentez un peu perdu(e) ? Normal, laissez-moi vous conter une histoire…

Y a-t-il une vie après la mort ?

« L’expérience interdite » part d’une curiosité de la part d’un groupe d’étudiant en médecine : à quoi ça ressemble la mort ? Ils décident alors de de se mettre l’un après l’autre en arrêt cardiaque pendant quelques minutes, avant de se faire réanimer par leurs copains. Chacun raconte ensuite ce qu’il a vu dans l’au-delà…

Je n’en dévoilerai pas plus, mais sachez que si le film ne fait pas une sythèse des rapports qui ont été fait par différents médecins, il n’en reste pas moins un excellent film à découvrir, dans lequel le suspense est omni-présent. Et si le sujet vous passionne, je vous recommande chaudement de lire quelques article sur les « expériences de mort imminente », et vous pourrez découvrir quelques faits assez troublants.

Y a-t-il une mort après la vie ?

C’est déjà fini ? Oui, on peut dire ça. J’ai choisi ce film uniquement pour faire une annonce, je l’ai trouvé tout à fait approprié.

Comme le disait le marketing de « Matrix », tout ce qui a un commencement a une fin. Ce blog a démarré sur Looper, film que j’étais allé voir avec de très bons ami(e)s, et qui nous avait à tous laissé plein de questions dans la tête à la sorte de la salle obscure.

Les articles se sont ensuite suivis avec plus ou moins de régularité, ce qui me laissait du temps pour mener une vie à coté. Tout ceci aura été une expérience très enrichissante, et très instructive pour moi également. Mais voilà, il est temps de passer à autre, et pour moi ce sera de façon assez radicale.

Du haut de mes 38 ans, on peut dire que j’ai vécu pas mal de choses. Des bonnes, des mauvaise, voire assez souvent des mauvaises. Mais je n’ai jamais baissé les bras. Je me suis toujours évertué à vivre une vie droite et juste, en accord avec moi-même. Je crois que je suis arrivé à un âge où j’ai besoin de découvrir quelque chose de neuf. Non pas que je prétende avoir tout vu du monde, mais mon goût pour l’extrême et ma soif de curiosité m’ont poussé à chercher une réponse à une question que je me pose depuis longtemps : qu’est-ce qu’il y a après la mort.

Fortement influencé par mes lectures, j’ai imaginé plusieurs théories. Je me suis longtemps demandé si nous n’étions pas tous une simulation, au sein d’un système plus vaste. Ou alors, est-ce que la réincarnation existe vraiment ? Etant très cartésien, je pense au contraire que nous ne sommes que matière mûe par les réactions liés à nos stimuli, et donc qu’après nous, il n’y a plus rien. Mais dans tous les cas, je ne vois qu’une seule façon de trouver une réponse.

Quand vous lirez cet article, je serai déjà en possession de cette réponse depuis plusieurs jours (la publication de cet article a été préprogrammée pour une date précise). Malheureusement je doute que je puisse vous la communiquer. Rassurez-vous, je n’ai pas souffert, et je ne me suis pas raté non plus (enfin, normalement, sinon je suis bon pour tourner dans le prochain Romero). Et je tiens à préciser que je n’agis pas sur un coup de tête : ma décision a été mûrement réfléchie, et tout a été planifié.

Ceux qui me connaissent garderont toujours dans leur esprit mon goût prononcé pour l’humour noir. Mais il n’en est rien ici, ce serait un peu déplacé.

Je tiens à vous dire que j’ai eu grand plaisir à vous cotoyer, que nous ne nous reverrons plus (sauf s’il existe un paradis ou quelque chose comme ça, ce dont je doute), et vous demande de ne pas être triste pour moi. J’ai fait mon temps, et je suis heureux de choisir le moyen et la date de ma propre mort. Je crois qu’on ne peut pas rêver mieux quand on aime la vie. Et pour ceux qui me connaissent personnellement, ne vous embêtez pas à vous farcir la cérémonie de crémation (ou quel que soit le terme qu’on emploie) : j’ai toujours trouvé ça d’un ennui profond, et de là où je suis, je ne vous en voudrai pas, bien au contraire. Vivez, riez, et gardez en mémoire mes pitreries et les bons moments qu’on a partagés ensemble.

J’ai toujours considéré la mort non pas comme un drame, mais plutôt comme une libération pour le défunt : plus de souci ni de tourments, plus d’impôts à payer, plus besoin de se lever tôt le matin. Bref, c’est une sorte de retraite, mais en beaucoup mieux et beaucoup plus tôt ! 🙂

Je ne m’éterniserai pas plus (de toute manière, j’imagine que vous êtes déjà sous le choc rien que d’avoir lu les paragraphes précédents)

Je vous souhaite à toutes et à tous une longue vie heureuse. Vivez chaque jour comme si c’était votre dernier. C’est ce que j’ai toujours fait, et c’est ce que je referai si je devais le refaire.

Et pour rester dans le cinéma, je citerai Linda Lee, la veuve de Bruce Lee : « Ne gardez pas en mémoire comment Bruce est mort, mais souvenez-vous toujours de comment il a vécu ». Je vous demanderai de me rendre la même faveur.

Goodbye à tous.

Et un dernier petit mot destiné à ma fille Gwendoline, même si je doute qu’elle puisse le lire un jour :

j’ai pensé à toi chaque jour depuis que tu es venue au monde. Je suis désolé de ne pas avoir pu te voir grandir, et désolé que tu ne puisses jamais vraiment me connaître. Sois forte, grandis, et deviens quelqu’un de bien. Je te souhaite les meilleures choses pour le long chemin qui se dresse devant toi. Tu as été le plus bel évènement qui me soit arrivé dans la vie, et je t’aimerai toujours…